Syndromes aortiques aigus au CHU-Yalgado Ouédraogo : Aspects épidémiologique, diagnostique, thérapeutique et évolutif
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/mva.66.04.2264Mots-clés:
Syndrome aortique aigu, pidémiologie, prise en charge, Burkina FasoRésumé
ntroduction : Les syndromes aortiques aigus (SAA),
constitués par les dissections de l’aorte, l’ulcère pénétrant
et l’hématome de l’aorte, représentent une urgence médicochirurgicale mettant rapidement en jeu le pronostic
vital. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects
épidémiologique, diagnostique, thérapeutique et évolutif
des syndromes aortiques aigus au CHU-Yalgado OUEDRAOGO.
Patients et méthodes : Du 1er janvier 2009 au 31 juillet
2014, nous avons inclus de manière consécutive tous les
patients reçus dans le service de cardiologie du CHU
Yalgado Ouédraogo et chez qui le diagnostic de SAA était
confirmé. Nous avons réalisé un examen clinique à la
recherche des facteurs de risque cardiovasculaire et un
bilan paraclinique comprenant l’ECG, l’écho Doppler cardiaque transthoracique et transoesophagienne et la tomodensitométrie thoracique et parfois abdominale.
Résultats : Dix sept cas cas de syndrome aortique aigu
ont été enregistrés dont 13 hommes. L’âge moyen des
patients était de 55,9 ± 7,2 ans [25 et 71 ans]. Les facteurs
favorisants étaient essentiellement l’hypertension artérielle (100%) et le tabagisme (41,2%). Le symptôme révélateur était la douleur thoracique dans 14 cas. L’écho
Doppler cardiaque transthoracique a mis en évidence une
insuffisance aortique chez tous les patients, une altération
de la fonction systolique du ventricule gauche dans quatre
cas, une dilatation de l’aorte ascendante dans huit cas et
la présence d’un flap intimal dans sept cas. L’échographie
cardiaque transoesophagienne réalisée chez cinq patients
mettait en évidence un flap intimal dans tous les cas qui
siégeaient au niveau de l’aorte ascendante. L’angio-scanner thoracique confirmait une dissection aortique dans 16
cas et un cas d’hématome intramural de type A. La dissection était de type A chez 15 patients. Tous les patients ont
bénéficié d’une prise en charge médicale dans l’immédiat.
Deux patients avaient bénéficié d’un traitement chirurgical dont un un Tyron David et une endoprothèse.
L’évolution était marquée par la survenue d’un collapsus
cardio-vasculaire et d’un décès dans deux cas respectivement.
Conclusion : Les SAA sont relativement fréquents. Ils
sont dominés par la dissection aortique dont le type A est
le plus fréquent. En attendant l’effectivité de la chirurgie
cardio-vasculaire dans notre pays, le traitement se résume
au traitement médical. Un accent doit être mis sur la prévention par la lutte contre l’hypertension artérielle.