Séance 10. LE SUIVI DU PATIENT DIABÉTIQUE

Authors

  • Roger DARIOLI

DOI:

https://doi.org/10.54695/mva.65.04.2219

Abstract

A l’échelon mondial, en 2011, 360 millions de personnes souffraient du diabète, dont 95% d’entre-elles présentaient un diabète de type 2. Dans la majorité des cas, ce type de diabète apparaît dans un contexte d’habitudes de
vie des pays industrialisés associant une diète hypercalorique riche en graisses saturées, un manque d’exercice physique et une surcharge pondérale abdominale, le tout allant de pair avec des désordres cardiométaboliques
typiques du syndrome métabolique. Les données épidémiologiques montrent une prévalence du diabète tendant à
la hausse progressive, avec un nombre de diabétiques estimé à 552 millions en 2030. Sachant que les diabétiques
de type 2 ont un risque accru de développer des complications cardiovasculaires ischémiques réduisant leur espérance de vie de 8 ans par comparaison aux personnes non diabétiques et que la moitié des diabétiques présentent
déjà de telles complications avant même que le diagnostic de diabète ne soit posé, il importe d’accorder une attention particulière à ce facteur de risque considéré désormais comme incontournable.
La publication récente de recommandations de la Société Européenne de Cardiologie relatives au diabète, prédiabète et maladies cardiovasculaires développées en collaboration avec la Société Européenne de Diabétologie
(Eur Heart J 2013 ; 34 : 3035-87) témoigne de la nécessité de prendre en considération ce trouble métabolique
dans l’évaluation du risque cardiovasculaire.
A cet égard, l’accent est porté prioritairement sur le dépistage des désordres du métabolisme glucidique, ainsi
que sur l’évaluation critique des algorithmes, les bio-marqueurs et l’imagerie de l’athérosclérose sub-clinique
visant à estimer le risque cardiovasculaire chez les personnes asymptomatiques avec pré-diabète et diabète.

Published

2014-01-17

Issue

Section

Articles