La vocalité dans le duo d’amour de Roméo et Juliette d’Hector Berlioz
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https://doi.org/10.54695/mu.11.1-2.4516Résumé
Le rapport à la vocalité chez Berlioz semble très original. Comme la plupart des
romantiques à la suite de Lacépède et de Rousseau, Berlioz pense que la musique
instrumentale est plus vague et donc plus « expressive » que les mots. Pourtant, il se
fait attaquer, par les allemands en particulier (Schumann), sur la naïveté de sa
conception. De fait, le rapport à la à la vocalité dans le duo d’amour de Roméo et
Juliette, par exemple, est ambigu : le théâtre, la notion de personnage en musique
sont constamment sous-jacents. Rien de l’optique des Romances sans paroles de
Mendelssohn, contemporaines de la Symphonie fantastique. Peut-on alors préciser
cette conception du rapport entre le son « musical », le son « vocal », et le mot ?
Peut-on aller jusqu’à proposer l’idée d’un imaginaire du langage différent entre
l’Allemagne et la France ?