Jacques Chailley et les arts plastiques : originalité et fécondité d’une approche pluridisciplinaire
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/mu.19.01-03.2004Résumé
Dans des domaines variés s’est exercé le talent de Jacques Chailley musicien et
musicologue. De la musique grecque antique aux musiques médiévale, renaissante,
classique, romantique et moderne, en passant par la philologie et la théorie
musicales, la pédagogie, la musique populaire et l’ethnomusicologie, il n’a cessé
d’interroger et d’approfondir une discipline pour mieux comprendre un art qu’il
pratiquait parallèlement1
. On sait moins, généralement, qu’il a en outre débordé le domaine qui était le
sien pour des travaux d’histoire de l’art. Une quinzaine d’articles et essais entrent
dans cette activité connexe que Jacques Chailley débute en 1947 et poursuit
jusqu’en 1996. La plupart d’entre eux portent sur le Moyen Âge roman et gothique
(du XIe au XIVe siècle) et la Renaissance (XVe
et XVIe siècles), auxquels il faut
ajouter une brève incursion dans le XVIIe
siècle. Ces études concernent des
fragments d’œuvres – un détail de statue2
, un médaillon de portail d’église3
, deux