Réflexions sur trois lectures de la musique de la Renaissance par Jacques Chailley

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https://doi.org/10.54695/mu.19.01-03.2000

Résumé

Quelques idées motrices reliées entre elles me semblent marquer le parcours du
musicologue et du musicien Jacques Chailley. Je tiens à les souligner avant
d’aborder mon sujet parce qu’elles me semblent ancrées dans sa personnalité et
aussi qu’elles mûrissent très probablement durant la décennie des années 1950- 1960. D’une part, le musicologue examine toujours la longue durée historique ou,
du moins, la tranche minimale n’a d’intérêt pour lui que portée hors d’elle-même.
Par ailleurs, il y a indissociabilité entre la réflexion historique et celle portant sur la
technique et, d'autre part, la théorie musicale. En troisième lieu, cette réflexion
sous-tend toujours une théorisation nécessaire et directionnelle qui, enfin, tend à
absorber les réalisations musicales de tout espace géographique. Ce sont là, me
semble-t-il, des constantes, totalisatrices ou globalisatrices, qui donnent cohérence à
la pensée du musicologue auquel nous rendons hommage durant ce Colloque. La
périodisation historique et théorique en tranches précises ne répond donc pas à sa
démarche première, même si comme tout un chacun il l’a pratiquée par nécessité
académique ou pédagogique. Je retiendrai de la période « Renaissance », terre de
transit pour lui plus que de réalisation monumentale, une tranche plus large que
celle que Jacques Chailley lui-même pratique : de la seconde moitié du XVe
siècle
jusque vers les années 1630-1640.

Publiée

2019-12-01

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