Jacques Chailley et la musique médiévale

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https://doi.org/10.54695/mu.19.01-03.1999

Résumé

Je suis très heureux d’avoir cette occasion d’exprimer mon admiration pour mon
éminent collègue et précurseur à la Sorbonne, Jacques Chailley. Je ne l’ai pas connu
personnellement, hélas, mais, sans vouloir du tout me comparer à un si grand
maître, je pense que nous nous serions bien entendus, car je trouve que, par notre
façon d’aborder la musique, et la musique médiévale en particulier, nous avons
beaucoup en commun.
Ceci résulte en grande partie de la double formation que nous avons reçue tous
les deux, en philologie aussi bien qu’en musicologie. D’un intérêt pour la création
musicale aussi, qui a amené Jacques Chailley à composer un certain nombre
d’œuvres inspirées par ses connaissances de la musique du Moyen Âge. On
s’attendrait naturellement à trouver chez un musicologue spécialiste du Moyen Âge, mais en même temps compositeur, un certain nombre de références ou d’emprunts.
Jacques Chailley ne nous déçoit pas. Son Prélude médiéval de 1974, pour septuor
de cuivres, petite œuvre sans prétentions, semble être comme un pastiche du style
du motet du XIIIe
siècle. Son œuvre arrangée pour musique d’harmonie, Mors est
Rolanz de 1975, est plus intéressante. La partition est précédée par la traduction
moderne des laisses sur la mort de Roland de la Chanson de Roland, accompagnée
de la note suivante

Publiée

2012-09-01

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