Comment écrire l’histoire de la musique ? Réflexions sur la philologie musicale de Jacques Chailley
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https://doi.org/10.54695/mu.19.01-03.1993Résumé
J’ai rencontré Jacques Chailley une seule fois, à la soutenance de thèse de Simha
Arom, où je me trouvais au jury en sa compagnie et je ne peux m’empêcher de voir
un symbole dans cette circonstance : l’intérêt qu’il portait à l’ethnomusicologie, qui
était alors loin d’avoir une place reconnue dans la musicologie française, était le
vivant témoignage de l’ampleur de ses préoccupations ; il ne s’intéressait pas à tel
ou tel canton de la musique, mais se situait dans une perspective universaliste.
L’étude de la musique n’avait pour lui de sens que dans le cadre de la musique de
tous les temps et de tous les peuples. C’est une première leçon que nous donne son
œuvre.