L’ethnomusicologie et Jacques Chailley

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https://doi.org/10.54695/mu.19.01-03.1992

Résumé

Jacques Chailley n’était pas (ni ne se prétendait) ethnomusicologue. La discipline
désormais se réclame fort peu de lui (voir son absence des Cahiers de musique
traditionnelle). Il a pourtant croisé plusieurs fois celle-ci, en tant qu’amoureux de la
Corse, chercheur attentif aux fondements du religieux et du profane, théoricien des
modes, directeur de recherches et enfin en tant que directeur de l’Institut de
musicologie qui accueillit le Centre d’Études des Musiques Orientales.
J’ai fait la rencontre de Jacques Chailley en assistant à une conférence qu’il
donnait le 15 janvier 1982 à 21h au Conservatoire de musique de Gennevilliers. Il
m’a sidéré par l’aisance avec laquelle il passait du discours au piano, de la théorie à
l’exemple audible. Près de huit ans plus tard, ayant déposé ma thèse et en attente de
soutenance, devenu chargé du cours « Musique chinoise » à la Faculté de musique
et musicologie de Paris-Sorbonne et travaillant comme producteur délégué radio
pour France Culture, je proposai une série d’émissions sur la modalité avec comme
invité principal l’auteur de L’imbroglio des modes. Jacqueline Müller, chef des
programmes, me proposa d’inscrire cette série dans le cadre de l’hommage au
musicologue pour ses quatre-vingts ans. Je me rendis chez lui, au 5, rue Rémy- Dumoncel, le lundi 20 novembre 1989 à 16h. Nous enregistrâmes au studio 119 le
1
er février 1990 de 11h à 13h. Certaines des leçons qu’il nous donna alors me
servent encore de base pour mon cours d’introduction aux concepts de
l’ethnomusicologie

Publiée

2012-09-01

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