Panorama du processus d’expansion de la culture chinoise au Cameroun entre 1976 et 2013
Abstract
En introduisant l’émission Mémoire d’un
continent du 28 avril 2012 dont le thème portait
sur « La Chine en Afrique : l’exemple du Cameroun », le présentateur Elikia Mbokolo, disait ce
qui suit : « La Chine en Afrique, voilà un sujet
qui passionne depuis quelques années les chercheurs à travers le monde »1
. Cette passion des
chercheurs auquel il fait allusion n’est en réalité
pas un fait du hasard, car la présence de plus en
plus remarquée des Chinois dans les villes africaines en grand nombre au fil des ans et leur activisme, ne laissent personne indifférent. Rares
sont les capitales et autres villes importantes
des pays africains qui ne connaissent pas la présence des Chinois aujourd’hui. Marie-Josée Paul
note que « l’arrivée massive de la Chine sur les
marchés africains est l’évènement politique et
économique le plus important de la période postcoloniale »2
. L’existence des magasins, des boutiques et autres établissements de commerce
tenus par des Chinois dans de nombreuses villes
africaines, l’inondation des marchés par les produits chinois, la création des restaurants chinois,
des instituts Confucius qui diffusent la culture
chinoise, la prolifération des chantiers où travaillent les Chinois (construction des routes, des
ports, des barrages, des hôpitaux et édifices publics, etc), sont quelques-uns des faits marquants de cette présence sur le continent noir.

