Industrie cinématographique et diversité culturelle en Corée du Sud

Authors

  • Nathan Seiller-Mann

Abstract

Lors de la négociation des accords de libreéchange entre l’Union européenne et les ÉtatsUnis à l’été 2013, la France est parvenue,
représentée par Nicole Bricq, la Ministre des affaires extérieures, à exclure les secteurs de l’audiovisuel du prochain traité bilatéral, et ce
malgré les charges libérales de la Commission.
Durant ces négociations, la France a souvent
utilisé l’exemple de la Corée du Sud1
, elle aussi
longtemps en lutte contre les États-Unis pour
défendre son système de protection du cinéma
national, avant de se libéraliser en 20062 sous
la pression américaine. On explique en effet
souvent la réussite du cinéma coréen par un
système protectionniste de screen-quotas (réservant un certain nombre de jours de projection aux productions nationales), inspiré de
l’exemple du CNC, qui lui aurait permis de préserver sa diversité et ses particularités face un
impérialisme culturel américain. Pourtant, et à
de nombreux égards, l’exemple coréen post2006 n’a pas de quoi faire peur, et attirerait plutôt.

Published

2013-11-01

How to Cite

Nathan Seiller-Mann. (2013). Industrie cinématographique et diversité culturelle en Corée du Sud. Monde Chinois, 36(01). Retrieved from https://journaleska.com/index.php/mcna/article/view/1594

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