DU DROIT D’ÊTRE UNE PERSONNE EN SOUFFRANCE MENTALE : DE LA SÉCURISATION À LA PARTICIPATION ?

Auteurs

  • Psychiatre du sujet âgé, CH Bohars, Pdt Comité éthique du CHRU de Brest ; Docteur en droit
  • Maître de conférences en Philosophie HDR, Centre atlantique de recherche en éthique – CAPHI (EA 7463), UBO Brest.
  • Professeur de Psychiatrie, Chef de pôle, CH Bohars, CHRU Brest

Mots-clés:

Soin, Participation, Santé mentale, Handicap, Ethique, Droit

Résumé

Explorer la relation des soignants et des patients psychiatriques, de ceux en souffrance mentale, avec les fréquents handicaps psychosociaux qui émaillent leur parcours, est une question d’importance tant pour la patient que pour la société. Le faire au prisme de leurs droits examinés au quotidien de leurs interactions est notamment un pari fort risqué lorsqu’il est demandé aux équipes de soin de passer de la sécurisation à la participation. Faire retour sur les visées non nécessairement bientraitantes de cette « institution totale » est tout autant complexe à l’heure des politiques de soins faisant rimer qualité avec éthique, et bientraitance avec santé mentale au sein de l’univers hospitalier. Or la fonction soignante n’implique-t-elle pas de veiller autant à ce que les personnes en souffrance mentale reprennent un pouvoir d’agir dans la société civile que de les aider à contrôler leurs symptômes ?

Publiée

2022-11-20

Numéro

Rubrique

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