VICTIMES DE HARCÈLEMENT VUES EN UNITÉ MÉDICOJUDICIAIRE. RÉPONSES MÉDICOPSYCHOLOGIQUES AUX NOUVELLES DISPOSITIONS PÉNALES
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https://doi.org/10.54695/dss.58.04.2926Mots-clés:
Harcèlement, Unité médico-judiciaire, Code pénal, Evaluation médico-psychologique.Résumé
Le harcèlement s’observe en intrafamilial comme en extrafamilial et touche une population variée, de milieux sociaux divers et d’âges différents. Les enfants et les adolescents
(par le biais des technologies numériques et la circulation de rumeurs) y sont sujets ; les
adultes plus encore, particulièrement les femmes davantage exposées au harcèlement
sexuel. Le harcèlement en institutions ou dans le milieu carcéral est également fréquent.
Correspondant à des modes de violence contemporains « mobbing », « stalking », « gas-lighting », le harcèlement, particulièrement sexuel ou dans le cadre du travail, évolue
depuis une première loi en 1992 jusqu’à récemment où de nouvelles dispositions
pénales ont été inscrites dans la Loi n°2014-873 du 4 août 2014.
Pour permettre une évaluation appropriée de l’incapacité totale de travail nécessaire au
magistrat, la collaboration entre psychologue et médecin légiste est un apport essentiel,
rendu possible par l’examen médico-psychologique, prévu par le Code de procédure
pénale français. La réalisation de ces évaluations concomitantes au sein des Unités
Médico-Judiciaires est une réponse cohérente et adaptée aux violences contre les personnes que représentent les différents harcèlements.