DU RAT « SCHIZOPHRÈNE » À L’ENFANT HOSTILE : LE DÉVELOPPEMENT DE LA RISPÉRIDONE ET SON APPLICATION AU TRAITEMENT DE L’AGRESSION JUVÉNILE
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/dss.57.06.2842Mots-clés:
Jeune, neuroleptique, agressivité, pharmacothérapieRésumé
La rispéridone, un neuroleptique atypique, est couramment associée dans la recherche et la pratique clinique au traitement de l’agressivité chez les enfants.
L’histoire du développement de ce psychotrope suggère que son potentiel d’action est ancré, depuis son
origine, dans le traitement d’une symptomatologie
qu’on ne peut réduire à la schizophrénie. En plaçant
l’agitation au sein du « spectre d’activité neuroleptique » développé comme modèle expérimental de
troubles psychotiques, les manifestations d’agression
sont devenues une dimension cardinale de son application pratique. L’effet « spécifique » de la rispéridone
sur l’agressivité, couplé à l’absence professée d’effets
secondaires a été le vecteur principal de l’usage de ce
médicament auprès des enfants. Au-delà d’expériences cliniques anecdotiques, les essais ouverts et en
double insu n’ont cessé d’étendre l’usage de la rispéridone auprès de clientèles juvéniles présentant des
comportements agressifs, ouvrant ainsi la porte à un
emploi hors indication fondé sur la réduction de
l’agression au rang de symptôme générique.