HABILITER DES COMITÉS D’ÉTHIQUE POUR DÉCIDER D’ADMINISTRER DES SOINS PSYCHIATRIQUES SANS CONSENTEME
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https://doi.org/10.54695/dss.61.04.2733Mots-clés:
Troubles psychiques, Déni, Liberté de se soigner, Consentement aux soins, Soins psychiatriques sans consentement, Obligation de soins, Suicide, Hôpitaux psychiatriques, Psychiatrie pénitentiaire, Comités d’éthique.Résumé
Les troubles psychiques s’accompagnant souvent du refus
des malades de reconnaître leur pathologie et de suivre
des traitements qui pourtant s’avèrent de plus en plus
efficaces, la question des limites de la liberté de se soigner
se pose pour cette catégorie de patients. Ne pas accepter
les soins c’est en effet se mettre en risque de subir souvent
des crises dans une dynamique d’aggravation irréversible
de la maladie, avec des effets suicidaires avérés. Soignants
et familles de malades doivent-ils demeurer passifs en
respectant une « volonté de la personne » dont on n’est
pas certain qu’elle soit « éclairée » ni même réelle, le déni
trouvant sa source souvent dans l’inhibition de certaines
connexion localisées du cerveau ? L’auteur plaide pour
que le principe de liberté de se soigner soit mis en débat
et puisse être dépassé dans le cadre de comités d’éthique
pluridisciplinaires intégrant des représentants des malades
et de leurs familles tant dans les hôpitaux psychiatriques
et dans les établissements pénitentiaires, ces derniers
accueillant une proportion considérable de personnes
vivant avec des troubles psychiques.