INVESTIGATIONS BIOMÉDICALES POUR LA SANTÉ ET RESPECT DE LA DIGNITÉ HUMAINE DU PARTICIPANT À LA RECHERCHE DANS LE CONTEXTE AFRICAIN

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/dss.61.04.2725

Mots-clés:

Recherche, éthique, dignité, participation, santé.

Résumé

Toute démarche de systématisation de l’application
des principes et valeurs met à l’épreuve la qualité de
la dynamique des groupes qui, par sa nature même,
consiste à dissiper les écueils susceptibles de naitre au
cours des interactions sociales. Les interconnexions
entre chercheurs et participants au processus d’investigation scientifique sont nécessaires pour transcender
les domaines de recherche ou d’intérêt afin de résoudre
les problèmes par des interventions à impact positif et
durable. Les comportements des équipes de recherches
contribuent à l’émergence de la confiance et d’elle
foisonne des données pertinentes, actuelles et fiables
pour l’action et l’innovation. Si les technologies de
l’information et de la communication facilitent les
relations chercheurs-participants, elles sont susceptibles
d’exposer aux risques de manquement à l’éthique plus
ou moins graves.
Naturellement, les relations chercheurs-participants sont
sacrées et fondées sur le capital de confiance mutuelle
qui n’est pas donnée une fois pour toute. Celle-ci se
construit et se consolide par le dialogue sur la base du
respect des valeurs humaines : consentement, dignité,
honneur, probité, justice et équité. Par conséquent, les
capacités intellectuelles et morales du chercheur sont
fondamentales ainsi que les comportements adoptés
avant, pendant et après les recherches. De ce fait,
tout participant à une recherche biomédicale mérite
reconnaissance et protection des droits y compris les
compensations, assistances, partage des bénéfices des
recherches que lui confère les codes d’éthiques et autres
documents de référence.
Ainsi, la responsabilité de garantir la protection des droits
humains notamment l’information, la libre participation et la confidentialité des données conformément
aux codes, déclarations, lignes directrices doit être
reconnue et partagée ainsi que l’obligation de fournir
des contributions essentielles en particulier le savoir, le
savoir-faire et les moyens. C’est donc un apprentissage
constant permettant de consolider et pérenniser les
acquis tout en suscitant des débats contradictoires vers
la manifestation de la réalité tangible. Le détestable,
l’abus et les promesses intenables sont prohibés dans
la relation chercheur-participant. Le préférable comme
option privilégiée doit être observé pour assurer le
confort et la sécurité du participant à une recherche.
En effet, le discernement de la question de la dignité en
recherche dans le contexte africain exige une approche
d’analyse systématique et participative. Pour cela, faut-il
mettre en relief la prise en compte dans les documents de
référence, la question du respect de la dignité humaine
en tant que valeur sacrée ou de l’application des dispositions éditées à cet effet souligne que l’analyse de l’un
n’exclut pas l’autre.
Dans des contextes complexes et changeant la notion de dignité croise celle de bien et la justice : un rapport  respectueux de la dignité humaine entre équipe de
recherche et participants à la recherche biomédicale
est un rapport mutuellement reconnu et convivial qui
correspond à ce qui est bon de dire ou de faire. Ce qui
importe ici c’est le caractère collaboratif sincère où les
risques et bénéfices de la recherche sont acceptés et partagés. Ainsi, on convient que deux opinions s’affrontent :
pour l’une la dignité est une valeur inaliénable et transcendante dont l’homme n’a pas la maîtrise ; pour l’autre
au contraire il s’agit d’une notion subjective dont la
personne même est seule juge
En somme de la dignité des participant et de l’intégrité
scientifique, une meilleure prise de conscience des enjeux
du développement du champ de la bioéthique au cours
des processus d’investigation s’impose. Les universités, les
institutions spécialisées de recherche, les parlementaires,
les Organisations non gouvernementales et la société
civile doivent jouer des rôles éminemment importants.
Cela pour que la recherche de qualité progresse malgré
le contexte difficile et que les recherches menées soient
scientifiquement et éthiquement valides en conséquence
où les participants sont traités avec déférence dans leur
dignité.
Il s’agit de privilégier les mesures et actions qui permettent de réduire les iniquités et toute forme d’indignité en particulier pour les couches vulnérables que
sont les pauvres ou indigents, les enfants, les femmes
enceintes, les nouveau-nés, les prisonniers, les handicapés, les malades en particulier les survivants d’Ebola,
les malades mentaux et ceux vivant avec le VIH, le
paludisme, la tuberculose ou les maladies chroniques
comme le diabète, l’HTA, le cancer…

Publiée

2018-11-01

Numéro

Rubrique

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