INTOXICATION LÉTALE À L’ÉTHYLÈNE GLYCOL : À PROPOS D’UN CAS

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/dss.57.04.2683

Mots-clés:

Éthylène glycol, intoxication, anatomopathologie, suicide.

Résumé

L’intoxication aigue par l’éthylène glycol, qu’elle soit
volontaire, accidentelle ou même criminelle, est rare.
Sa gravité est essentiellement liée au métabolisme
hépatique de l’éthylène glycol susceptible d’être à
l’origine d’une défaillance multiviscérale. Du fait du
délai d’apparition des premiers symptômes variant de
4 à 12h après l’ingestion, la majorité des patients victimes d’intoxications font l’objet d’une prise en
charge initiale en milieu hospitalier. Nous rapportons
le cas d’une femme découverte dans un bois en hiver,
3 jours après le signalement de sa disparition. Une
bouteille de liquide de refroidissement a été retrouvée
dans sa voiture. L’autopsie a mis en évidence une
congestion polyviscérale. Les analyses toxicologiques
ont objectivé une concentration létale d’éthylène glycol dans le sang (N = 205 mg/l). Des cristaux d’oxalate de calcium mono-hydratés ont été mis en évidence lors de l’examen histologique au niveau de l’encéphale, des reins, du myocarde, du foie et sur la cytologie urinaire. Afin d’expliquer la concentration sanguine d’éthylène glycol retrouvée en post-mortem et de
déterminer le mécanisme du décès, nous discuterons
l’hypothèse d’une agonie prolongée ainsi que le rôle
d’une probable hypothermie associée dans la genèse
du décès.

Publiée

2014-06-01

Numéro

Rubrique

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