SPÉCIFICITÉ DE L’INDEMNISATION DE L’AIDE HUMAINE CHEZ LE BLESSÉ AYANT SUBI UN TRAUMATISME CRÂNIO-CÉRÉBRAL
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https://doi.org/10.54695/dss.57.03.2676Mots-clés:
Traumatisme crânio-cérébral, séquelles cognitives, séquelles neurocomportementales, évaluation médico-légale, indemnisation, aide humaine, tierce personne, autonomie, dépendance.Résumé
Un traumatisme crânio-cérébral (TCC) occasionne
des séquelles neurocognitives qui ne se voient pas au
premier abord et qui souvent se doublent de troubles
du comportement et des conduites sociales. Il est plus
connu sous le nom de « Handicap Invisible ». A l’instar des blessés médullaires, le blessé TCC sait et peut
réaliser les actes de la vie courante mais il est dépendant d’une tierce personne pour le stimuler, l’inciter,
le contrôler, le surveiller et parfois même faire à sa
place. Il n’est donc pas autonome. Alors que l’aide
humaine est la pierre angulaire du projet de vie des
TCC moyens et graves, elle est difficile à revendiquer
par le blessé, mal conscientisée par l’entourage et
minorée ou même ignorée par les régleurs de sinistre.
Alors quel’assistance par aide humaine constituele poste
de préjudice le plus important financièrement (plus de
40% de l’indemnisation à lui tout seul) la détermination
des besoinsen aide humaineest un des derniers postes de
préjudice de la mission d’un expert et fait rarement l’objet d’une discussion médico-légale satisfaisante