Le droit de retrait du personnel non médical en psychiatrie : causes et conséquences d’un exercice
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https://doi.org/10.54695/dss.54.01-02.2648Mots-clés:
Législation du travail, Droit de retrait, Service de psychiatrie publique, Professions non médicalesRésumé
Si le droit de retrait est actuellement exercé et très médiatisé dans certaines professions, il ne semble pas en aller
de même dans la fonction publique hospitalière.
Nous avons donc été très surpris de constater, lors d’un début de week-end, que dans un service de psychiatrie
publique des personnels non médicaux fassent valoir à l’occasion d’un acte de violence un droit de retrait se traduisant par leur refus de prendre en charge une patiente, situation qui a conduit le directeur de garde à obliger les
médecins à se substituer aux tâches effectuées par les infirmiers, les aides-soignants et les agents des services hospitaliers.
Les médecins n’ayant pas de proposition alternative, et se devant d’assurer tant la nécessaire continuité des soins
que la surveillance exigée par un patient en isolement, ont ainsi été piégés pendant tout un week-end par l’exercice d’un droit de retrait, qui nécessite d’être mieux connu