LA DIGNITÉ, PRINCIPE FONDATEUR DU DROIT
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https://doi.org/10.54695/dss.21.03.2637Mots-clés:
Dignité, Droit international, Droits fondamentaux de la personne, LibertéRésumé
Le principe de dignité a fait une apparition remarquée dans le champ juridique à
l’occasion de l’adoption des premiers textes relatifs à la bioéthique. Il y a en effet
une corrélation évidente entre la nécessité d’encadrer certaines pratiques et le
principe de dignité humaine. Cette reconnaissance, qui se manifeste tant dans le
droit international et européen que dans les droits nationaux, est marquée par
certaines ambiguïtés quant à sa signification et à sa portée. C’est alors à
l’exercice d’une analyse juridique que ce principe doit être soumis. Il présente,
de ce point de vue, trois caractéristiques principales, c’est un principe matriciel,
indérogeable et il constitue un droit objectif. Aujourd’hui, au-delà de sa
reconnaissance formelle, l’effectivité du principe de dignité est affaiblie par une
tendance à faire prévaloir l’exigence de liberté, en tant que droit subjectif. Audelà du débat idéologique sur cette question, c’est la protection de l’individu qui
est en jeu.