« FÉMINICIDE » : VIOLENCE ULTIME, LE DEVENIR DES ENFANTS… UN PROTOCOLE INDISPENSABLE
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https://doi.org/10.54695/dss.61.01.2597Mots-clés:
Féminicide, Impact psychologique, Mineurs, Services d’urgences, Aide sociale à l’enfance, Protocole.Résumé
Pour l’Organisation Mondiale de la Santé , le féminicide se définit comme le meurtre de filles ou de
femmes au simple motif qu’elles sont des femmes.
En France on estime qu’une femme décède tous les 3
jours sous les coups de son partenaire ou ex partenaire, on parle alors de « féminicide ».
Les enfants témoins du meurtre (féminicide ou homicide conjugal), en France, à ce jour, ne bénéficiaient
d’aucune prise en charge pédopsychiatrique, les professionnels de justice, de santé, de la protection de
l’enfance étant démunis et non préparés.
A l’initiative de l’observatoire des violences envers les
femmes de Seine Saint Denis, une réflexion pluridisciplinaire a abouti à un protocole de prise en charge
médicale systématique, expérimental et pilote en
France, depuis mars 2014.
Le protocole consiste à hospitaliser sous X, tout
enfant victime, témoin (présent au domicile) de féminicide ou d’homicide conjugal en Seine-Saint Denis
par une OPP de 3 jours (prolongeable jusqu’à 8 jours)
prise par le parquet pour le confier à l’ASE et à l’hôpital Robert Ballanger dans le service de pédiatrie,
avec droits de visite réservés L’enfant sera pris en
charge conjointement par les pédopsychiatres et les
pédiatres L’ASE et le parquet sont en charge des
modalités d’accompagnement et de sortie de l’enfant
Etre témoin d’un féminicide, dans un contexte de violences intrafamiliales doit être considéré comme le
traumatisme le plus grave pour un enfant qui l’expose
à un risque de complications psychopathologiques et
développementales majeures d’autant que sans prise
en charge adaptée le soutien familial et professionnel
dysfonctionne fréquemment. Il est indispensable que ce protocole soit appliqué de
façon nationale, il est actuellement étendu en Seine
Saint Denis quand la victime est dans un état grave.