BIG-DATA ET DIAGNOSTIC INTÉGRÉ CENTRÉ SUR LA PERSONNE (PID)

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/dss.60.05-06.2573

Mots-clés:

Diagnostic Intégré Centré sur la Personne, Médecine Centrés sur la Personne, Médecine Personnalisée, Personne-Moléculaire, Personne-Sujet.

Résumé

La médecine de la personne est avant tout une médecine
de la complexité de la personne qui lutte activement
contre l’idée que la maladie soit l’unique objet du
diagnostic médical. Ce risque est présent dans toutes
les branches de la médecine ; mais il l’est avec une
particulière acuité en psychiatrie où la volonté de faire
science malgré tout, se paye du rejet de tout ce qui relève
du subjectif ou du contexte, alors même que tout laisse
à penser que ce sont là des dimensions essentielles de
la personne qu’il s’agit de prendre en compte (I am I
and my circumstances). L’une des premières tâches que
s’est fixée la psychiatrie de la personne a été de créer un
outil diagnostic permettant de ne plus devoir renoncer
à prendre en compte la subjectivité pour diagnostiquer
et classer : c’est le Diagnostic Intégré Centré sur la
Personne (Person-centered Integrated Diagnostic-PID).
Après avoir présenté cet instrument, cet article se demandera en quoi le Big-Data peut contribuer à l’amélioration
de cet instrument en en faisant un allié de la médecine
de la personne. Nous examinerons ainsi comment, alors
que les données massives se situent a priori du côté
de la médecine personnalisée concernant la personne
définie par ses biomarqueurs (ce que X Guichet désigne
comme la personne-moléculaire), elles peuvent aboutir
à servir la médecine centrée sur la personne, c’est-à-dire
celle qui concerne les personnes-sujet, qui transcendent
suffisamment les données biologiques pour être des
sujets autonomes. En conduisant à se demander s’il ne
dissout pas la différence entre personne moléculaire et
personne sujet, le Big data devient une question pour
la psychiatrie d’aujourd’hui.

Publiée

2017-04-01

Numéro

Rubrique

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