Morts naturelles après une consultation médicale récente : fréquence et nature des erreurs diagnostiques révélées par l’autopsie médico-légale
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https://doi.org/10.54695/dss.50.03.2479Mots-clés:
Mort naturelle, Mort subite, Consultation médicale, Responsabilité médicale, Autopsie médico-légaleRésumé
Une étude rétrospective a été réalisée afin d’estimer la fréquence et la nature des erreurs diagnostiques sur des
cas de morts naturelles. Sur 1 019 autopsies médico-légales de morts naturelles réalisées entre janvier 1995 et
décembre 2007, 43 cas (soit 4,3 %) présentaient la notion d’une consultation médicale dans un délai maximum de
15 jours avant le décès. Dans 65 % des cas, il s’agissait d’une consultation avec un médecin généraliste. Dans 50 %
des cas, le diagnostic autopsique a infirmé le diagnostic clinique ante mortem évoqué. Les pathologies discordantes
les plus fréquentes étaient cardiaques et chirurgicales. Les diagnostics cliniques les plus souvent suspectés étaient
des pathologies digestives bénignes, connues comme diagnostic différentiel classique dans les pathologies cardiovasculaires (par exemple une gastrite versus un infarctus du myocarde). Dans 28 % des cas, le décès résulte de
l’évolution rapidement défavorable d’une pathologie correctement diagnostiquée par le clinicien. Dans ces cas,
une infection pulmonaire était la cause la plus fréquente de décès. Dans 7 % des cas, il existait une association de
deux pathologies, la pathologie bénigne diagnostiquée par le clinicien pouvant avoir décompensé la pathologie de
découverte autopsique