IMPACT DES ASPECTS SOMATIQUES SUR LE COMPORTEMENT D’ADOLESCENTS AVEC TROUBLES DU SPECTRE DE L’AUTISME : IMPORTANCE DU DIALOGUE ENTRE LE PÉDOPSYCHIATRE ET LE MÉDECIN SOMATICIEN
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https://doi.org/10.54695/dss.59.02.2422Mots-clés:
Adolescence, spectre de l’autisme, puberté, douleurs, situations d’inconfort, comportements défis, analyse appliquée du comportement.Résumé
À l’aune des modifications staturales, hormonales et
pulsionnelles liées classiquement à l’adolescence, la
grille de lecture de la séméiologie de sujets atteints
d’un Spectre de l’Autisme à cet âge charnière place
le médecin devant une interprétation des symptômes
somatique particulièrement complexe. Le déficit de la
communication de ces sujets brouille son analyse clinique. Il a sans cesse à faire face, devant des troubles
du comportement apparemment irrationnels, à une
tentative de décryptage de la plainte de son patient
et de son entourage éducatif ou familial. Penser qu’un
trouble du comportement peut trouver son origine
dans une situation d’inconfort, chez un sujet qui ne
communique pas spontanément sur son mal-être,
et qui, par définition est hypo sensible à la douleur,
hypersensible à certains stimuli sensoriels ne va pas
de soi. L’autisme n’atteint pas que le système nerveux
central et ses fonctions motrices, supérieures, cérébelleuses et attentionnelles, mais aussi le système nerveux
végétatif, influencé par les émotions ; ainsi, comme
chez tout être humain, l’expression de l’anxiété peut
être somatisée. C’est alors que prend toute son importance le dialogue ouvert et indispensable entre les
médecins psychiatres et somaticiens.