La femme, un corps au risque de l’altérité
Résumé
le tHèMe De vOtre COllOqUe eSt DIFFICIle, difficile pour plusieurs raisons : la première est la question du corps, qui – et vous le savez par expérience – ne peut être réduit au corps physiologique ni même au corps psychique ; la seconde difficulté est la question de la sage-femme. Je ne puis témoigner d’une expérience que je n’ai connue que de la place de l’accouchée et non de la sage-femme. C’est donc de la femme que je parlerai. Je ne parlerai pas de « l’être femme » en tant que généralité, concept ou idée mais de la femme en tant que singularité. Pour moi, la question de la femme, de son corps, est celle d’une vie cherchant à se faire existence, un chemin inimitable. C’est le peintre Chagall qui, dans une lettre adressée au poète roumain Benjamin Fondane 1, écrit « Ne vous découragez pas dans votre inquiétude, la route marche et ne finit pas ».