Parcours en cas de menace d’accouchement prématuré en Lorraine

Auteurs

Résumé

Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) définit la prématurité comme une naissance
avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) révolues, mais après 22 SA ou
au moins 500 g de poids du fœtus (1). Elle
se divise en trois stades: la prématurité
moyenne (entre la 32e
et la 36e SA révolue), la grande prématurité (entre la 28e
et la 32e
SA) et la très grande prématurité
(avant 28 SA). La menace d’accouchement
prématuré (MAP) est une entrée en travail précoce, avant 37 SA. Phénomène
planétaire, la prématurité concernait 5 à
8 % des naissances vivantes en Europe en
2010. En France, ce taux était de 7,4 %
avec une augmentation de près de 15 %
en quinze ans (2,3).
Dans 40 % des cas, la prématurité est
induite, suite à une décision de l’équipe
obstétricale et pédiatrique d’interrompre
la grossesse (pour sauver la vie du nouveau-né ou de la mère). Et dans 60 %
des situations, elle est spontanée (4). Les
facteurs de risque identifiés sont entre
autres: l’élévation de l’âge maternel à la
naissance, l’augmentation du nombre de
grossesses multiples due à la procréation
médicalement assistée, la situation socioéconomique défavorable des femmes, la
situation professionnelle (travaux durs,
manque de repos, stress). On note également l’augmentation des naissances du
fait de la reprise de la natalité observée en
France. Et les complications des naissances
prématurées sont la cause principale de
mortalité chez les enfants de moins de 5
ans. Selon l’OMS trois quarts de ces décès
pourraient être évités (1)

Publiée

2017-04-01

Comment citer

Ernestine NZANG EY. (2017). Parcours en cas de menace d’accouchement prématuré en Lorraine. Les Dossiers De l’obstétrique, 468(01). Consulté à l’adresse https://journaleska.com/index.php/do/article/view/3622

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