Contraception et cancers gynécologiques : intox ou vrai danger pour les femmes ?

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https://doi.org/10.54695/rhh.33.01.4552

Résumé

Le risque carcinologique est une inquiétude souvent
évoquée en consultation de contraception. Cependant,
de nombreuses idées reçues persistent et le risque induit
est souvent surévalués par les patientes, ainsi que par
les professionnels de santé. Une augmentation modérée du risque de cancer du sein est retrouvée en cours
d’utilisation de la contraception oestroprogestative.
Cette augmentation de risque diminue après l’arrêt
de la contraception hormonale. Une augmentation
modérée du risque a également été décrite avec les
contraceptions microprogestatives orales avec des
données contradictoires, et reste débattue avec le
DIU au LNG à 52mg. La prise d’une contraception
oestroprogestative entraîne une réduction des risques
de cancers de l’endomètre et de l’ovaire, avec un effet
durée prolongé après l’arrêt. Une réduction des risques
de cancers de l’endomètre et de l’ovaire est également
retrouvée chez les utilisatrices de DIU au LNG à 52
mg. Une augmentation modérée du risque de cancer
infiltrant du col de l’utérus a été décrite chez les utilisatrices de contraception orale, notamment pour les
durées de prise prolongées, avec un impact qui semble
s’estomper après l’arrêt. Lorsque l’on s’intéresse au
risque carcinologique global (tous types de cancers
confondus), les études ne retrouvent pas d’augmentation de l’incidence ou de la mortalité par cancer liée à
la prise de contraception orale ou à l’utilisation d’un
DIU au LNG. En pratique, les données sur les risques
carcinologiques font partie de l’information donnée,
mais ne modifient pas la prescription d’une contraception, les bénéfices en termes contraceptifs restant
supérieurs aux risques. Le choix contraceptif reste
dépendant d’une balance bénéfice/risque individuelle

Publiée

2020-10-01

Numéro

Rubrique

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