Contraception hormonale et dyslipidémies
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https://doi.org/10.54695/rhh.33.01.4547Mots-clés:
contraception, métabolisme lipidiqueRésumé
Selon les recommandations de l’HAS de 2015, il
n’est pas nécessaire de demander un bilan lipidique
avant de prescrire une contraception hormonale, s’il
n’existe pas d’antécédent personnel ou familial de
dyslipidémie ou d’accident vasculaire artériel survenu
avant l’âge de 50 ans. Cependant la contraception
hormonale a un impact plus ou moins important
sur le métabolisme lipidique selon son type et son
moyen de diffusion. L’effet métabolique négligeable
des contraceptions par micro ou macroprogestatifs
fait qu’ils sont à privilégier chez les femmes dyslipidémiques ou à risques métaboliques. Bien que la
réalisation d’un bilan lipidique préalable ne soit pas
recommandée, il est primordial de rechercher des
facteurs de risques cardio-vasculaires associés afin
d’éviter tout risque cumulé. Dans tous les cas, un
bilan lipidique doit être pratiqué 3 à 6 mois après le
début d’une contraception afin de rechercher une
dyslipidémie induite par le traitement introduit. Le
taux de LDLc ne doit pas être supérieur à 2,20g/l.
Si ce taux est dépassé, il est impératif d’arrêter la
contraception en cours.