Faibles doses ou ultra faibles doses d’estrogènes : le contre

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DOI:

https://doi.org/10.54695/rhh.26.01.4261

Mots-clés:

Ultra faible dose, Ostéodensitométrie, Risque fracturaire, THS personnalisé.

Résumé

Dénigrer l’intérêt des faibles doses serait une
gageure dans un monde scientifique et médiatique
qui ne pense plus que faibles doses ; mais n’y a-t-il
pas quelques arguments contre ?
L’ultra faible dose est susceptible d’améliorer la
tolérance d’un THS avec une efficacité avérée sur
les troubles climatériques et une meilleure observance clinique, mais ne montre pas dans la littérature d’amélioration sur les fonctions cognitives et
sur la qualité de vie, ni de modification de la force
physique. Une légère amélioration de la sécheresse
vaginale est décrite sans amélioration sur la fréquence des rapports sexuels, le désir, les orgasmes.
L’impact sur le risque bénéfique de survenue d’un
cancer du sein, de l’endomètre ou du colon, ainsi
que de la survenue d’une complication cardiovasculaire, n’est pas actuellement démontré avec les
faibles doses.
La protection de l’os est le principal argument du
contre. L’effet d’ultra faibles doses de 17β estradiol
sur la densité osseuse est certain mais le gain sur la
DMO vertébrale est significativement plus faible
dans les groupes recevant les plus faibles doses d'estrogène. Qu’en est-il à plus long terme sur le risque
fracturaire en particulier ? Les faibles doses n’ont
fait aucune démonstration.
Halte à la psychose sur les doses : la règle d’utiliser
les plus faibles doses efficaces n’est pas contestable,
ce qui n’interdit pas de personnaliser la dose en
fonction du problème rencontré, bouffées de chaleur ou risque d’ostéoporose ; l’âge et l’état général
peuvent aussi nous rendre plus permissifs sur les
doses administrées.

Publiée

2013-03-01

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