En finir avec la dictature de l’étude Women’s Health Initiative (WHI)

Auteurs

DOI:

https://doi.org/10.54695/rhh.26.01.4258

Mots-clés:

Traitement hormonal substitutif, Traitement hormonal de la ménopause, Cancer du sein, Accidents cardio-vasculaires, Accidents vasculaires cérébraux, Thromboses veineuses, Estrogènes, Progestatifs.

Résumé

Depuis la publication en 2002 des premiers résultats
de l’étude Women’s Health Initiative (WHI) montrant
une augmentation du risque de cancer du sein et des
accidents vasculaires, tout au moins dans le bras estrogènes + progestatifs, un certain nombre de publications, certaines provenant de l’étude WHI elle-même,
ont permis de clarifier la situation.
Le traitement hormonal substitutif (THS) n’augmente pas le risque cardio-vasculaire lorsqu’il est
prescrit avant 60 ans ou à peu de distance de la ménopause. Il pourrait même induire un effet protecteur.
En ce qui concerne le risque de cancer du sein, on
insiste de plus en plus sur le rôle néfaste de certains
progestatifs, dont l’acétate de médroxyprogestérone
utilisé dans l’étude WHI.
Un consensus se dessine pour prescrire des posologies
réduites, préférer des estrogènes par voie cutanée chez
les femmes à risque vasculaire, de thrombose notamment, pour préférer la progestérone ou la dydrogestérone lorsqu’un progestatif est nécessaire.
Enfin, il n’existe pas de limitation à la durée d’un
THS à condition d’informer les patientes et de procéder à des réévaluations périodiques.

Publiée

2013-03-01

Numéro

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