Exploration d’ une infertilité en 2012

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/rhh.25.02.4249

Mots-clés:

Infertilité, coelioscopie, réserve ovarienne, hormone anti-müllérienne, compte des follicules antraux.

Résumé

L’exploration d’un couple infertile est pluri dimensionnelle et prend en compte des notions variées à la
fois culturelles, sociologiques, psychologiques, sexologiques, physiologiques et pathologiques.
Alors que le bilan de base, associant une étude de
l’ovulation, une échographie pelvienne, une hystérosalpingographie, un spermogramme avec spermocytogramme et un test de Hühner, demeure
inchangé depuis un certain nombre d’années, certains examens faisant partie du bilan de seconde
intention attirent l’attention. Ainsi, la question de la
pratique systématique de la coelioscopie en cas d’infertilité fait toujours débat. Pour notre équipe, la
coelioscopie n’est indiquée qu’en cas d’anomalie
révélée à l’hystérosalpingographie, mais également
dans les circonstances suivantes : antécédents infectieux (a fortiori en cas de sérologie chlamydia positive) et/ou chirurgicaux concernant la région pelvienne (risque adhérentiel important), infertilité
secondaire inexpliquée, infertilité inexpliquée après
38 ans et échec de trois inséminations intra-utérines
bien conduites. Par ailleurs, de nouveaux marqueurs
ont récemment émergé, visant à évaluer la réserve
ovarienne. Avec le recul de l’âge de désir à la maternité, la notion d’âge ovarien apparaît donc fondamentale et son évaluation sera pratiquée dés lors que
la patiente a plus de 35 ans, qu’elle présente des perturbations du cycle, qu’elle a des antécédents personnels ou familiaux d’insuffisance ovarienne prématurée, ou qu’une prise en charge en assistance
médicale à la procréation est envisagée. Les marqueurs actuels qui, combinés au dosage de la FSH et
de l’oestradiol en début de cycle, apparaissent
comme les plus pertinents pour l’étude de la réserve
ovarienne, sont représentés par l’hormone anti-müllérienne et par le compte des follicules antraux. Ils
permettent de déterminer le pronostic et l’urgence
de la prise en charge, ils ont également un intérêt
pour définir les modalités de prise en charge, sans
malheureusement pouvoir prédire les chances de
grossesse alors que la combinaison de ces marqueurs, pour en augmenter la puissance, semble
n’avoir aucun intérêt.

Publiée

2012-05-01

Numéro

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