Bilans génétiques chez l’homme infertile : anomalies vraies ou polymorphismes ?
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https://doi.org/10.54695/rhh.22.01.4203Mots-clés:
Mutations géniques, Polymorphismes génétiques, Caryotype, Chromosome Y, Infertilité.Résumé
La nature même du génome et la façon dont il fonctionne font que les variations observées dans la
séquence de l’ADN n’ont pas toutes le même effet
phénotypique. Certaines anomalies ponctuelles
(insertion ou délétion d’une paire de bases) auront
des conséquences dramatiques sur la protéine alors
que d’autres (substitution d’une paire de bases)
pourront avoir des effets variables et entraîner des
signes cliniques plus ou moins graves voire être phénotypiquement neutres. Déterminer si une mutation est pathologique ou non nécessite de vérifier
qu’elle se transmet bien avec la maladie dans une
famille, de la rechercher chez des sujets sains en
vérifiant qu’ils ne sont pas porteurs, d’utiliser des
logiciels de prédiction des modifications de structure protéique qu’elle entraîne ou encore de réaliser
des tests fonctionnels pour savoir si la protéine
mutée a encore une fonction biologique. Ne pas
procéder à ces vérifications peut conduire à des
erreurs. Ainsi un haplotype particulier dans le gène
USP26, qui avait été lié initialement à une azoospermie, ne représente en fait que l’allèle ancestral fréquent en Afrique. Les anomalies du caryotype
comme les translocations ou les microdélétions du
chromosome Y, bien que plus fréquentes chez les
hommes infertiles, peuvent également se rencontrer
à une fréquence élevée chez des hommes normospermiques.