En Gynécologie psychosomatique - Vivre avec un risque génétique de cancer du sein Natacha ESPIÉ
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https://doi.org/10.54695/rhh.22.01.4200Mots-clés:
BRCA1/2 - femme à risque - risque génétique de cancer - angoisse - notification du risque - histoire familiale - mastectomie prophylactique - ovariectomie prophylactiqueRésumé
Vivre en sachant qu’on est porteuse d’un risque
génétique de cancer du sein est compliqué. Une fois
que la femme a été informée qu’elle était porteuse
de ce gène, il lui faut d’abord comprendre c e que
signifient le terme risque et, éventuellement, des
mots barbares comme « mutation du gène BCRA1 ».
Elle n’est pas atteinte, ne le sera peut-être jamais,
mais ce savoir fait qu’elle ne se sentira plus jamais
tout à fait en bonne santé. Il lui faut ensuite apprendre à vivre avec une angoisse permanente parfois
perçue comme une malédiction s’il y a eu, dans sa
famille, d’autres cancers : filiation, transmission,
malédiction. Un choix s’impose alors : vivre sous
surveillance ou prendre une décision prophylactique : mastectomie associée à ovariectomie. La
femme à risque doit élaborer une stratégie qui permette à ce nouveau savoir effrayant de trouver une
place dans son psychisme. Le rôle du psy est alors
primordial. Il peut favoriser la réconciliation entre
le fantasmatique et le scientifique.