La néovascularisation post chirurgicale est-elle une fatalité ? Quelle est la responsabilité du chirurgien ?
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https://doi.org/10.54695/mva.62.01-02.2275Mots-clés:
varices, chirurgie, néovascularisation, préventionRésumé
Le facteur de croissance endothélial vasculaire, l’inflammation, l’hypertrophie de vaisseaux préexistants (veines
lympho ganglionnaires), la revascularisation des hématomes
et les différences de pression résiduelle sont des facteurs qui
induisent la néovascularisation. Seuls les 3 derniers dépendent directement de la façon dont a été réalisée l’intervention.
Dans la chirurgie des varices primaires, la crossectomie
n’est justifiée que lorsqu’il existe une incontinence des
valves terminales et préterminales. Elle doit être faite par
une incision la plus petite possible et réalisée avec le minimum de dissection, avec une tumescence pour limiter les
hématomes. Les techniques endovasculaires actuelles permettent encore mieux de limiter ce risque. La mise en place
d’un patch ne supprime pas la néovascularisation.
Dans le cas de traitement de la récidive, il faut éviter les
reprises chirurgicales inutiles. La sclérothérapie peropératoire permet de limiter ce risque de re-néovascularisation. Il
parait évident que la néovascularisation est produite par les
complications, elles-mêmes induites par les dissections trop
extensives. L’interposition d’un patch n’est certainement pas
aussi nécessaire qu’on pouvait l’imaginer il y a une dizaine
d’années. Eviter tout traumatisme pendant l’intervention est
certainement le point le plus important : faire moins au
niveau de l’aine pour diminuer le risque de récidive et de rerécidive