Some new considerations on venous valvuloplasty: an international on line debate

Auteurs

  • Giovanni B. AGUS

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https://doi.org/10.54695/mva.61.02.2231

Mots-clés:

valvuloplastie, chirurgie veineuse, affections veineuses chroniques.

Résumé

En 2008, un article de John Opie sur le rôle remis au goût
du jour de la valvuloplastie veineuse et l’intéressante discussion qu’il suscita, fut diffusé sur le site VASCULAB, un réseau réunissant plus de 1300 experts internautes. F
Passariello en était l’initiateur et le coordinateur.
Le but de la valvuloplastie est de diminuer le reflux sanguin et l’hypertension veineuse dans les affections veineuses chroniques (AVC). La technique nécessite un chirurgien expérimenté avec une sélection et une évaluation
rigoureuse des patients. Elle peut avoir tout son intérêt dans
des cas bien sélectionnés de syndrome post-thrombotique
(SPT).
Plusieurs études datant de la fin du siècle dernier tendent à prouver que la valvuloplastie ou le remplacement
valvulaire est un traitement efficace de l’incontinence veineuse dans certains cas. En reprenant l’historique de la valvuloplastie, de Kistner à Maleti, malgré les progrès réalisés,
on note que la conduite chirurgicale pour traiter les AVC,
profonde ou superficielle ou associant les deux, reste la
ligature / crossectomie des saphènes avec aussi quelques
traitements variés conservateurs ou endovasculaires.
Néanmoins, aujourd’hui, des études cliniques ont démontré
une efficacité à long terme avec une continence correcte,
aussi bien des veines superficielles que profondes après valvuloplastie ou implantation de manchons externes prothétiques.
J.Opie propose une option chirurgicale pour la large
cohorte de patients présentant un SPT, et pour lesquels on
a peu de solutions à proposer actuellement ; cette technique s’appelle la « chirurgie monocuspide ». Cette nouvelle
méthode chirurgicale traite les valvules incompétentes,
aplasiques, dysplasiques ou absentes en utilisant la paroi
veineuse recouverte d’un patch en PTFE. Cela donne de bons
résultats dans l’insuffisance veineuse, précocement ou à
long terme avec peu de complications.
Parallèlement, S.Camilli a présenté sa technique de valvuloplastie externe avec la prothèse OSES, élastique,
flexible et disponible en plusieurs tailles. Elle convient parfaitement aux valvules terminales et pré-terminales de la
veine grande saphène et théoriquement à toutes les valvules veineuses périphériques, des réseaux profonds et
superficiels, sans ligature des collatérales compétentes qui
peuvent être présentes.
La discussion a été très fournie et très intéressantes en
particulier avec les contributions de C. Receck, BB.Lee,
C.Franceschi et J.Opie et S.Camilli.
Les considérations de R.Kistner au sujet de la technique
d’O. Maleti sont vraies pour toutes les valvuloplasties : « Je
ne trouve pas de faute dans la valvuloplastie et je suis impatient de voir si d’autres peuvent répéter cette expérience.
Les points à développer concernent le nombre de patients
candidats à cette intervention et le nombre de récusés, la
durée de l’apprentissage pour réussir cette technique, et s’il
existe un signe quelconque témoignant d’une usure de ces
valvules au fil des années. Si les résultats sont bons, la prochaine question pourra concerner la mise au point d’une
méthode encore plus mini-invasive ».

Publiée

2009-05-01

Numéro

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