Séance 12. AVANCÉES THÉRAPEUTIQUES
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https://doi.org/10.54695/mva.65.04.2222Résumé
Le traitement ambulatoire du pied diabétique (TAPD) s’adresse à des lésions trophiques mineures et des revascularisations ciblées du membre inférieur. Il permet de réduire le coût de prise en charge d’une pathologie dont la
fréquence augmente. La disponibilité des lits d’hospitalisation n’est pas extensible par ailleurs.
La prévalence du diabète en France était de 4,4% en 2007 selon l’INSEE. L’Inde et la Chine sont plus touchées
avec respectivement 17 % et 12% de prévalence, mais loin derrière le Katar, le Koweit, les Emirats Arabes Unis,
Bahrein, l’Arabie Saoudite qui dépassaient les 22 % de prévalence en 2012 selon l’O.M.S.
Une plaie du pied survient chez 15% des patients diabétiques et aboutira à une amputation dans 15 % des cas
(15 000 amputation par an). Le taux de récidive est de 50 % dans les 5 ans pour le même côté et de 50 % dans
les 5 ans pour le côté contro-latéral. Le coût des dépenses de santé mondiale pour le diabète est évalué à 11 %,
soit 465 milliards USD. Le coût total d’une amputation mineure est évalué à 64 000€en France (rapport Sénat
2004).
Le TAPD est réalisable d’une part grâce au saut technologique du matériel médical et d’autre part grâce aux
organigrammes décisionnels qui sont basés sur les classifications des sociétés savantes.
L’organisation du service est le point fondamental qui assure le bon fonctionnement du circuit du patient et fait
le lien entre la lésion, le matériel et le respect des recommandations.