Quoi de neuf dans la prévention secondaire de l’ischemie cérébrale ?
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https://doi.org/10.54695/mva.61.03.2111Résumé
La prévention secondaire de l’ischémie cérébrale fait
parti du quotidien de tout angiologue. La maîtrise des facteurs de risque vasculaire reste incontournable avec notamment contrôle de l’hypertension artérielle qui reste l’ennemi
numéro 1 du cerveau. Au plan médicamenteux, l’aspirine
reste l’antiplaquettaire de référence pour l’urgence mais fait
moins bien pour la prévention secondaire que le Clopidogrel
(Plavix®) ou l’association aspirine-dypiridamole
(Asasantine®). Ces 2 antiplaquettaires sont sensiblement
équivalents en post ischémie cérébrale comme l’étude PROFESS l’a récemment montrée. Il n’y a pas d’intérêt et même
un surrisque hémorragique d’associer pour la prévention de
l’ischémie cérébrale aspirine et Clopidogrel au long cours
comme l’a montré l’étude MATCH. Les antiplaquettaires
sont à utiliser pour l’ischémie cérébrale de cause non cardioembolique. Les AVK restent le traitement de référence
pour la prévention si la cause de l’ischémie cérébrale est
cardioembolique. L’étude SPARCL a clairement montré l’importance d’utiliser une statine en post-ischémie cérébrale,
en l’occurrence l’atorvastatine à 80 mg, en prévention non
seulement de la récidive d’AVC mais aussi des événements
coronaires. Concernant la sténose carotide serrée symptomatique, les résultats des études comparant endartérectomie versus angioplastie (EVA3S, SPACE) font état d’une
moindre morbidité dans le groupe chirurgie qui reste donc à
ce jour le traitement de référence.