Typhons : risques et catastrophes au Japon

Auteurs

Résumé

Le « vent divin » (kamikaze) est le nom donné
au typhon qui a sauvé les Japonais de l’invasion
mongole menée par l’empereur Koubilaï Khan
en 1281. Lors de la bataille de Kôan, plus de la
moitié de la flotte est coulée en une nuit sous
l’effet de violentes rafales, ce qui permet aux
samouraïs de prendre le dessus1
. Le typhon est
dès lors considéré comme un héros et cette représentation perdure jusqu’à la fin de la Guerre
du Pacifique : en 1944 et 1945, les kamikazes
se sacrifient pour « sauver le pays » en écrasant
leur avion chargé d’explosif sur les ennemis ;
mais le Japon ne parvient plus à prévoir l’arrivée des typhons suite à la perte du réseau nippon de surveillance à la fin de la guerre2
.
Les Japonais ont depuis abandonné cette explication surnaturelle pour adopter une approche véritablement scientifique. Le typhon
continue de rendre service : les vagues qu’il engendre font le bonheur de quelques surfeurs
courageux et les pluies diluviennes viennent
parfois au secours de la population, confrontée
au manque d’eau, en remplissant les réservoirs
à sec. Il reste que ce phénomène naturel extrême est redouté et cause des dégâts humains
et économiques importants. C’est pourquoi l’Archipel est aujourd’hui à la pointe en matière de
veille, de prévision et de prévention des catastrophes cycloniques.

Publiée

2015-06-01

Numéro

Rubrique

Articles