Santé des enfants nés après assistance médicale à la procréation (AMP)

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https://doi.org/10.54695/dosf.557.0038

Mots-clés:

troubles de la croissance foetale, santé néonatale, poids de naissance, assistance médicale à la procréation

Résumé

 

Depuis la première naissance d’enfant né après fécondation in vitro en 1978, plus de dix millions d’enfants sont nés dans le monde grâce aux techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP). Une proportion importante d’entre eux a désormais atteint la puberté ou l’âge adulte, ceci offrant un recul satisfaisant pour évaluer les conséquences à long terme des pratiques d’AMP. Plusieurs études ont montré une augmentation significative du risque de complications périnatales chez ces enfants, notamment la prématurité, le faible ou le grand poids de naissance par rapport à l’âge gestationnel, la mortalité périnatale et certaines malformations congénitales. Cependant, les données relatives aux effets à long terme de ces techniques demeurent limitées. Selon la DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease), un environnement périconceptionnel ou foetal défavorable pourrait induire des modifications physiologiques et épigénétiques durables, susceptibles d’accroître la vulnérabilité des individus à diverses maladies chroniques. De récentes études suggèrent que les enfants conçus après AMP présentent un risque accru d’obésité, de syndrome métabolique, de diabète, de pathologies cardiovasculaires, de troubles neurodéveloppementaux et, dans une très faible mesure de cancers. Ces diverses observations appellent à la vigilance et à la mise en place de suivis prospectifs de cohortes afin d’évaluer de manière approfondie l’impact de l’AMP sur la santé à long terme des individus conçus par ces techniques et d’optimiser les pratiques en AMP.

Publiée

2026-03-09

Numéro

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