GENRE BURKHOLDERIA ET APPARENTÉS

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https://doi.org/10.54695/apmc.18.04.1526

Résumé

Le genre Burkholderia a été créé en 1992 par Yaabuchi
(Yabuuchi et al., 1992) pour classer sept espèces du groupe II
d’homologie des Pseudomonas, dont Pseudomonas cepacia, décrit
par le phytopathologiste américain W.H Burkholder, responsable de
la carie de l’oignon (Burkholder, 1950). Ce genre a ensuite subi de
multiples remaniements taxonomiques avec des transferts vers les
nouveaux genres Ralstonia (Yabuuchi et al., 1995) et Pandoraea
(Coenye et al., 2000) ; par ailleurs, il s’est enrichi d’un grand
nombre d’espèces jusqu’à en comprendre plus de 100 à ce jour.
À l’exception de B. mallei, parasite obligatoire des animaux et
responsable de la morve, les Burkholderia sont largement répandues
dans l’environnement et certaines espèces sont phytopathogènes
et/ou pathogènes potentielles pour l’homme. Il a été récemment
proposé de ne classer dans le genre Burkholderia que les espèces
pathogènes et de regrouper les espèces environnementales dans le
nouveau genre Paraburkholderia, sur la base d’une large analyse
phylogénomique (Sawana et al., 2014). Nous n’évoquerons ici que
les espèces d’intérêt médical, c’est-à-dire le complexe cepacia,
Burkholderia gladioli, le complexe pseudomallei et enfin l’espèce
Burkholderia (Paraburkholderia) fungorum exceptionnellement
isolée chez l’homme.

Publiée

2012-12-01

Numéro

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