L’ANTIBIOGRAMME ET SON INTERPRÉTATION EN 2018. IMPORTANCE DES CMI
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https://doi.org/10.54695/apmc.18.03.1521Résumé
L’antibiogramme consiste à déterminer la sensibilité et la
résistance aux antibiotiques d’une bactérie isolée dans un prélèvement, et supposée être à l’origine d’un processus infectieux. Il
s’agit d’une aide au choix du traitement d’une infection. Il ne doit
être réalisé qu’à bon escient, à savoir lorsqu’il existe une forte
probabilité d’implication de la bactérie isolée dans un processus
infectieux. La réalisation d’un antibiogramme pour une bactérie
non pathogène engage la responsabilité du biologiste car elle
peut inciter le clinicien à un traitement inutile, voire dangereux
pour le patient. Alors qu’il est relativement aisé d’identifier les
situations ou l’antibiogramme est utile, voire obligatoire, il est
parfois beaucoup plus délicat d’identifier celles où il est inutile.
Enfin, le traitement d’une infection par un antibiotique décrété
actif par un antibiogramme ne garantit pas le succès thérapeutique,
alors qu’utiliser un antibiotique auquel la bactérie est résistante
est synonyme d’échec.