AUTRES ENTÉROBACTÉRIES
##plugins.pubIds.doi.readerDisplayName##:
https://doi.org/10.54695/apmc.17.04.1505Résumé
En médecine humaine et animale, les entérobactéries sont les
bactéries les plus fréquemment isolées de prélèvements bactériologiques. Parmi celles-ci, l’identification définitive correspond
dans 80 à 95 % des cas à l’une des 3 espèces : Escherichia coli,
Klebsiella pneumoniae ou Proteus mirabilis et dans 99 % des cas
à l’une des 23 espèces d’entérobactéries les plus fréquentes et/ou
les plus importantes en bactériologie clinique (Farmer et al., 1985).
En raison des progrès récents réalisés en taxonomie, de nouvelles espèces d’entérobactéries sont constamment décrites. Le
nombre d’espèces d’entérobactéries, qui était de 37 en 1957, dépasse
maintenant la centaine (Akhurst et Boemare, 1988 ; Brenner et al.,
1993 ; Freney et al., 1991 ; Gavini et al., 1989 ; Grimont et al.,
1984 ; Hao et al., 1990 ; McWhorter et al., 1991 ; Richard, 1984 ;
Richard, 1988 ; Richard, 1989 ; Sakazaki et al., 1989 ; Wauters et
al., 1988). À celles-ci, on peut ajouter les nombreux biogroupes
et sous-espèces connus. Ces espèces correspondent souvent à
des bactéries de l’environnement humide et sont de plus en plus
fréquemment isolées de produits pathologiques; leur signification
clinique reste cependant le plus souvent obscure. D’autres groupes
d’entérobactéries n’ont pas encore été suffisamment étudiés pour
recevoir un nom d’espèce ou être rattachés à une espèce déjà
existante. Ils sont désignés par les Centers for Disease Control
and Prevention (CDC) d’Atlanta (Georgie, USA) sous le nom
d’« enteric groups ». Il s’agit en général de genomospecies, espèces
génomiquement définies, mais sans dénomination officielle tant
que l’on ne dispose pas de caractères phénotypiques permettant de
les identifier et de les différencier d’espèces dûment homologuées
(Wayne et al., 1987)