RÉSISTANCE DE CANDIDA SPP. AUX ANTIFONGIQUES

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https://doi.org/10.54695/apmc.13.02.1453

Résumé

La résistance des Candida spp. aux antifongiques constitue un sujet d’importance, celle-ci
conduisant à réduire voire anéantir, l’effet des
antifongiques pouvant conduire in fine à l’échec
thérapeutique. Cependant, il faut rappeler que la
résistance in vitro, aussi appelée résistance
« microbiologique », ne constitue pas la seule
cause d’échec thérapeutique. Il s’agit en effet
d’un processus complexe faisant intervenir de
nombreux autres paramètres tels que l’accessibilité de l’antifongique au site de l’infection, la
charge fongique, la présence d’un biofilm, l’existence d’une malabsorption ou d’une mauvaise
observance, d’éventuelles interactions médicamenteuses ou bien encore le statut immunitaire de
l’hôte.
La résistance microbiologique des Candida
aux antifongiques peut revêtir deux aspects : la
résistance intrinsèque (dite primaire ou naturelle),
caractéristique de certaines espèces comme C.
krusei vis-à-vis du fluconazole et la résistance
acquise (dite secondaire). Cette dernière, résulte
d’une exposition souvent prolongée à un antifongique et relève donc d’un processus de sélection
génétique. Cette résistance acquise étant le plus
souvent le résultat de modifications génétiques
constitutionnelles, elle persiste généralement à
l’arrêt de l’antifongique. Selon le(s) méca- nisme(s) moléculaire(s) ou cellulaire(s) mis en
jeu, elle peut affecter une ou plusieurs molécules
de la même classe d’antifongique.
Au cours de ce chapitre nous aborderons
l’étude des mécanismes participant à la résistance
des levures du genre Candida aux quatre grandes
classes d’antifongiques que sont les polyènes, la
flucytosine, les échinocandines et les azolés.

Publiée

2014-07-01

Numéro

Rubrique

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