BACTÉRIOLOGIE BUCCALE

Auteurs

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https://doi.org/10.54695/apmc.12.03.1400

Résumé

Le milieu buccal représente les conditions de
vie idéale pour la vie microbienne : humidité, température, tension en oxygène, pH, pouvoir tampon
de la salive, apport constant de nutriments utilisables par la plupart des micro-organismes.
Ce milieu, stérile à la naissance, se retrouve
très rapidement colonisé par une flore bactérienne d’origine maternelle, environnementale et
alimentaire. La plupart de ces micro-organismes
sont présents de façon transitoire et sont incapables de s’installer de façon durable. Seuls les
micro-organismes capables d’adhérer et de résister aux conditions du milieu buccal vont pouvoir
coloniser la cavité buccale et ses différents habitats (dents, sillons gingivaux, langue, lèvres,
palais dur, palais mou et amygdales) (Listgarten,
1994 ; Liljemark & Bloomquist, 1996 ; Dewhirst
et al., 2010).
Les micro-organismes de la cavité buccale ont
d’abord été désignés sous le terme de microflore
orale, puis microbiote oral et plus récemment
comme microbiome oral (Dewhirst et al., 2010).
En 2007, les National Institutes of Health (NIH)
ont lancé le projet “human microbiome project”,
avec comme objectif de dresser une carte géographique du microbiome humain et d’analyser
son rôle sur la santé. Depuis, une base de données
a été construite sur le microbiome oral humain
(Human Oral Microbiome Database ou HOMD),
qui peut être suivi sur le site (http://www.
homd.org). Son objectif est de fournir des informations complètes sur les espèces bactériennes
présentes dans la cavité buccale humaine. Nombre
de ces espèces (35%) sont non cultivables et sans
nom, reconnues principalement par leurs
séquences d’ARNr 16S (Wade, 2011).

Publiée

2013-03-01

Numéro

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