ERYSIPELOTHRIX
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https://doi.org/10.54695/apmc.16.02.1399Résumé
La première description d’Erysipelothrix rhusiopathiae fut
rapportée par Robert Koch en 1876 chez la souris (Erysipelothrix
muriseptica) (Koch, 1880). En 1882, Pasteur et Thuillier isolèrent des bacilles semblables à ceux décrit par Koch chez le
porc lors d’une épizootie de rouget du porc dans le Vaucluse
et utilisèrent des souches de virulence atténuée pour immuniser
les porcs (Pasteur & Thuillier, 1883 ; Philippon & Paul, 1989).
La même année, Loeffler isola également ces bacilles et fut le
premier à les identifier comme agents étiologiques du rouget du
porc (Erysipelothrix porci) (Loeffler 1886 ; Stackebrandt et al.,
2006). Dès 1884, E. rhusiopathiae fut isolé à partir de lésions
cutanées chez l’Homme par Rosenbach (Erysipelothrix erysipeloides), mais ce n’est qu’en 1909 qu’il l’identifia comme agent
responsable d’une pathologie cutanée humaine précédemment
décrite en tant qu’« erythema serpens » par Baker en 1873,
et qu’il renomma « Erysipéloïde » (Brooke & Riley, 1999).
Pendant les décennies suivantes, son implication en pathologie
humaine et animale, chez le porc mais également chez d’autres
espèces animales a largement été confirmée