LA SÉCURITÉ AU LABORATOIRE DE MYCOLOGIE CLINIQUE

Authors

  • Catherine KAUFFMANN-LACROIX

DOI:

https://doi.org/10.54695/apmc.12.04.1447

Abstract

Les personnels de laboratoire de mycologie
sont exposés à des agents infectieux variés. Les
modalités d’organisation de la sécurité biolo- gique en microbiologie sont définies dans de
nombreux documents. Ils dictent les bonnes pra- tiques de maitrise des risques afin d’éviter la
contamination des personnels et de l’environne- ment. Dans le domaine de la mycologie, il est dif- ficile de trouver les informations adaptées au sein
des nombreux textes réglementaires ou publica- tions. Ainsi la liste des champignons associés à
leur niveau de risque n’y figure parfois pas ou
souvent de façon incomplète.
En mycologie de plus en plus de nouveaux
pathogènes émergents seront identifiés par biolo- gie moléculaire. En 2011, le Centre National de
Référence des Mycoses et des Antifongiques
(Institut Pasteur, Paris) prévenait de l’émergence
d’infections, chez des patients très immunodéprimés, dues à un champignon ressemblant à
Penicillium sp, inconnu des praticiens :
Rasamsonia argillacea anciennement Geosmithia
argillacea. Depuis celui-ci a été signalé chez des
patients atteints de mucoviscidose (Giraud S.,
2010). Décrit aux USA, Geosmithia argillacea
n’est pas encore répertorié par l’ABSA (American
Biological Safety Association) (ABSA, 2013). Les
espèces de Penicillium isolées en France métropolitaine sont connues pour être responsables d’allergie, pour coloniser les voies aériennes supérieures
sans pathogénicité et contaminer les milieux de
culture dans les laboratoires. Seule exception du
genre Penicillium, P. marneffei responsable d’in- fections disséminées chez des patients VIH positifs
originaires d’Asie (Larsson M, 2012).

Published

2013-04-01

Issue

Section

Articles