LA VAGINOSE
DOI:
https://doi.org/10.54695/apmc.8.01.1435Abstract
Cette infection a d’abord été appelée vaginite non
spécifique associée à la présence d’Haemophilus vaginalis par Gardner et Dukes (1955), puis au gré des
changements de la nomenclature, Corynebacterium
vaginale (Zinneman et Turner, 1963) et enfin
Gardnerella vaginalis en hommage à H. L. Gardner
(Greenwood et Pickett, 1980). Aujourd’hui la vaginose bactérienne (BV) désigne un syndrome caractérisé par un déséquilibre qualitatif et quantitatif de la
flore microbienne qui constitue l’écosystème normal
de la muqueuse vaginale (Verstraelen et al., 2008)
avec la quasi disparition des lactobacilles producteurs de peroxyde d’hydrogène (H2O2) accompagnée d’une multiplication (par x 100, voire par x
1000) d’une flore anaérobie. Ce dérèglement de
l’écosystème bactérien souvent récurrent s’accompagne d’une subversion de l’immunité locale qui
semble paralysée. Tout cela montre l’extrême complexité de cette pathologie qui en ce début de nouveau millénaire reste à bien des égards encore
énigmatique (Forsum et al., 2005).

