BRUCELLA

Authors

  • Claire PONSART
  • Max MAURIN

DOI:

https://doi.org/10.54695/apmc.17.01.1417

Abstract

XIXe
siècle, par des médecins militaires anglais installés sur l’île
de Malte (Whyatt, 2013). Ainsi, la première description clinique
fiable de la brucellose est attribuée à Allen Jeffery Marston en 1859,
et l’agent causal (nommé initialement Micrococcus melitensis) de
cette maladie est isolé en 1886 par David Bruce, à partir de rates
de militaires décédés de cette maladie à Malte. En 1897, Almroth
Wright décrit le test diagnostique par séroagglutination en tube.
Le rôle de la chèvre comme réservoir de l’agent de la brucellose
sur l’île de Malte est décrit en 1905 par Themistocles Zammit,
bactériologiste maltais. La brucellose ou fièvre de Malte est ensuite
décrite dans de nombreux autres sites, sous des dénominations
variables: fièvre de Crimée, fièvre de Gibraltar, fièvre de Chypre,
fièvre de Crète, fièvre de Constantinople etc.
Parallèlement, Bernard Bang, vétérinaire danois, isole en
1895 chez des bovins présentant des avortements à répétition une
nouvelle bactérie, qu’il nomme Bacillus abortus. La relation entre
Micrococcus melitensis et Bacillus abortus n’est établie qu’en
1917 par Alice Evans, bactériologiste américain, qui propose la
création du genre Brucella (et des espèces Brucella melitensis
et Brucella abortus) en l’honneur des travaux de Bruce. Quatre
autres espèces sont ensuite caractérisées : Brucella suis en 1914
isolée par Traum chez des truies présentant des avortements ;
Brucella canis reconnue en 1966 par Carmichael comme agent
d’avortements chez la chienne ; Brucella ovis isolée de moutons
en 1953 ; et Brucella neotomae espèce isolée de rats du désert
(Neotoma lepida) dans l’Utah (USA) en 1957. En fait, de nombreux
mammifères terrestres constituent un réservoir potentiel pour les
bactéries du genre Brucella

Published

2018-04-01

Issue

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