LEPTOSPIRA

Authors

  • Mathieu PICARDEAU

DOI:

https://doi.org/10.54695/apmc.17.01.1396

Abstract

irochaetes, membre du phylum des Spirochaetes. Il comprend
deux familles : Spirochaetaceae et Leptospiraceae ((Picardeau,
2014). Au sein de la première, les genres Borrelia, Brachyspira
et Treponema regroupent des espèces pathogènes tels que les
agents de la borréliose de Lyme (Borrelia burgdorferi) et de la
syphilis (Treponema pallidum); au sein des Leptospiraceae trois
genres sont individualisés, les genres Turneriella et Leptonema,
monospécifiques et le genre, Leptospira, qui inclut les agents de
la leptospirose.
Le genre Leptospira (Picardeau, 2014) regroupe des bactéries finement spiralées, flexibles, mobiles et aux extrémités en
crochets (Figure 1). Cette forme caractéristique des extrémités
est due à la rotation d’un flagelle périplasmique attaché à chaque
pôle se prolongeant vers le centre de la cellule sans se chevaucher. Le diamètre cellulaire est de 0,15 µm pour 6 à 12 µm de
longueur, le microscope à fond noir s’avérant indispensable à
leur observation. La paroi des leptospires est du type de celle
des bactéries à Gram négatif: elle est composée d’une double
membrane, d’une couche de peptidoglycane et de molécules
lipopolysaccharides (LPS) à la surface. Le GC % du génome
varie de 34 à 43 % (Tableau 1).
Le genre Leptospira est subdivisé en espèces et sérovars. Le
taxon de base est le sérovar qui est déterminé par la composition
du LPS et subdivise les espèces (Faine et al., 1999). Au sein
des espèces, la classification des souches est donc fondée sur
des critères sérotypiques définis par le test de microagglutination (MAT), ex-réaction d’agglutination-lyse de Martin et Pettit
(Martin & Pettit, 1918), qui consiste en l’évaluation au microscope à fond noir de l’agglutination d’une culture de leptospires
(2 × 104
bactéries/mL) par un volume égal de sérum de référence
(produit chez le lapin) à dilutions croissantes ; pour une dilution donnée, le test est positif si moins de 50 % des leptospires
restent libres par rapport au témoin. Les sérovars antigéniquement proches sont regroupés en sérogroupes : les leptospires
comprennent plus de 300 sérovars répartis en 24 sérogroupes
(Kmety & Dikken, 1993). La procédure d’identification est
complexe et réservée aux centres collaborateurs OMS (dont le
Centre National de Référence à l’Institut Pasteur à Paris).

Published

2017-03-01

Issue

Section

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