LES TESTS RAPIDES EN BACTÉRIOLOGIE
DOI:
https://doi.org/10.54695/apmc.16.01.1377Abstract
Les anciens Hindous avaient remarqué que les urines de
certains malades décharnés et constamment assoiffés attiraient
les fourmis et les mouches (MacCraken et Hoel, 1997). Cette
observation représente l’un des premiers tests rapides de diagnostic du diabète. Plus tard, Thomas Willis, le grand médecin
du xviie siècle, goûtait les urines au chevet de ses patients, et
une saveur sucrée orientait son diagnostic. La notion de test
rapide n’est donc pas récente. Cependant, malgré ces exemples
historiques, l’utilisation de ce type d’analyse dans le domaine
médical est restée relativement « confidentielle » jusqu’au début
des années 1980. Grâce à l’apparition de nouvelles technologies et les possibilités de miniaturisation, elle connaît un développement considérable ces dernières années, en particulier en
biochimie (Kricka, 2001). Un diabétique qui surveille sa glycémie à domicile par une simple piqûre au bout du doigt utilise un
test rapide. De nombreux tests de grossesse et alcootests sont en
vente libre. La réalisation de bandelettes urinaires pour des tests
biochimiques classiques (glycosurie, cétonurie…) mais aussi de
prédiction de l’infection (leucocyturie, production de nitrites…)
est devenue pratique courante dans de nombreux services hospitaliers. Aux États-Unis, le test rapide de dépistage du Streptocoque de groupe A (SGA) dans la gorge est disponible depuis
1980 ; en France, ce test est utilisé depuis 2003 par les médecins
généralistes.

