Revue Internationale de Psychosociologie et de Gestion des Comportements Organisationnels
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<p class="texteRaleway">La revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels (RIPCO) est une revue trimestrielle indépendante, évaluée par les pairs et consacrée à l’avancement de la recherche dans les domaines de la psychosociologie du travail et du comportement organisationnel. La RIPCO publie des articles académiques originaux de haute qualité, en français et en anglais, issus de toutes les disciplines des sciences de gestion et des sciences humaines en général, qui apportent un éclairage inédit et fondé sur les comportements organisationnels.</p> <p class="texteRaleway">La RIPCO est tournée vers l’international et vise des recherches rigoureuses et contextualisées qui contribuent à la théorie et à la pratique de la psychosociologie et du comportement organisationnel, telles que des revues de littérature narratives, systématiques, méta-analytiques ou bibliométriques faisant progresser les connaissances, des analyses conceptuelles proposant de nouveaux cadres théoriques, et des analyses empiriques menées soit par expérimentation, questionnaire ou études de cas testant les relations entre phénomènes organisationnels. La RIPCO promeut notamment la recherche sur le comportement organisationnel durable.</p> <p class="texteRaleway">En outre, la RIPCO est ouverte à un large éventail de perspective méthodologiques et philosophiques, et accueille des recherches internationales de haute qualité dont les approches sont sous-représentées dans les principales recherches en comportement organisationnel, telles que les approches qualitatives ou critiques. De même, la revue valorise les travaux de recherche rigoureux provenant de pays et de régions du monde sous-représentées dans le champ du comportement organisationnel.</p> <p class="texteRaleway">Enfin, la RIPCO accueille le débat et encourage la controverse sous forme d’articles ne prenant pas la forme d’un papier de recherche, partant de l’idée que ce type de contributions est aussi nécessaire à l’avancement des connaissances. La revue publie également des recensions d’ouvrages et d’articles importants sur le comportement organisationnel.</p>Edition Eskaen-USRevue Internationale de Psychosociologie et de Gestion des Comportements Organisationnels2262-8401Éditorial L’intelligence artificielle dans les organisations, comment (mieux) travailler avec ? Perceptions, attitudes et comportements des acteurs face au déploiement de l’IA en milieu professionnel
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<p>Éditorial</p>Christelle MARTIN-LACROUXFabienne PEREZ
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2025-12-142025-12-14318700500910.54695/rips4.087.0005L’anxiété liée à l’intelligence artificielle chez les salariés du secteur bancaire
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<p>L’anxiété des salariés du secteur bancaire est largement documentée dans la littérature. La question de savoir si l’intelligence artificielle (IA) accroît ce niveau d’anxiété demeure peu étdiée, alors que l’usage extensif de l’IA par l’ensemble du secteur pourrait représenter un facteur de stress supplémentaire. L’objectif de cette recherche est de déterminer quelles formespeut prendre l’anxiété liée à l’IA dans le domaine bancaire et d’identifier les différences selon les institutions et niveaux hiérarchiques. Cette étude repose sur une approche netnographique du forum spécialisé Wall Street Oasis, analysant 60 fils de discussion et 1421 commentaires de janvier 2023 à août 2024. L’analyse combine observation ethnographique et traitement automatisé via Python pour l’analyse de sentiment et l’extraction thématique. Les résultats révèlent une anxiété multidimensionnelle articulée autour de trois axes : technologique (maîtrise des outils, fiabilité, transparence), professionnelle (sécurité de l’emploi, évolution des compétences) et sociale (isolement, équité, culture d’entreprise). Plusieurs familles d’inquiétude émergent : substitution/automatisation des tâches, déqualification des trajectoires, in tensification du travail, surveillance algorithmique, risques éthiques et inégalités d’accès aux compétences. Des différences significatives apparaissent entre institutions traditionnelles et fonds spéculatifs, ainsi qu’entre niveaux hiérarchiques. Cette recherche ouvre des perspectives pour l’étude de l’impact de l’IA sur le bien-être des employés du secteur financier et propose des recommandations managériales pour l’accompagnement de cette transformation technologique.</p> Maria MERCANTI-GUÉRIN
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2025-12-142025-12-14318701103710.54695/rips4.087.0011The Quand les métavers influencent la collaboration à distance : Une étude exploratoire
https://journaleska.com/index.php/ripco/article/view/10617
<p>Au cours des dernières années, les recherches sur les métavers ont connu une croissance importante en raison de l’intérêt que portent les organisations à ces mondes virtuels et du développement de l’IA générative. Cette recherche étudie, à travers l’expérience d’une PME française, l’apport des métavers dans un contexte de télétravail en équipe.<br>L’étude suit une approche phénoménologique pour décrire les perceptions et les expériences des télétravailleurs dans des environnements virtuels. Pour cela, cinq semaines d’observation des salariés au travail dans quatre mondes virtuels différents, ainsi que des entretiens semi-directifs ont été réalisés.<br>Les résultats montrent que le télétravail immersif facilite non seulement la collaboration au sein des équipes de travail, mais également la connexion humaine et la gestion de l’image professionnelle via «l’avatarisation ». L’étude souligne l’importance de la « téléprésence » qui réduit le sentiment d’isolement souvent associé au télétravail. Cependant, l’efficacité de ce mode de travail dépend des caractéristiques des plateformes, de chaque utilisateur et du matériel utilisé. Sur le plan théorique, cette recherche permet de montrer l’intérêt d’intégrer des concepts psychologiques issus de travaux sur les environnements virtuels (notamment l’avatarisation et la téléprésence) dans les recherches sur les nouvelles formes d’organisation. D’un point de vue managérial, cette étude suggère que le déploiement des métavers pour le télétravail ne saurait être généralisé. Leur adoption nécessite une adaptation aux besoins spécifiques des utilisateurs, notamment en termes de coordination et de confort d’utilisation.</p>
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2025-12-142025-12-14318703906710.54695/rips4.087.0039 Inéquité dans l’appariement algorithmique RH. Ethnographie sur le manque de considération des éditeurs de logiciels de recrutement pour les règles de justice procédurale
https://journaleska.com/index.php/ripco/article/view/10618
<p>Cet article cherche à mettre en lumière les effets des pratiques des acteurs de la chaine d’approvisionnement d’algorithmes d’appariement sur l’équité de la sélection. Il étudie comment les éditeurs de logiciels de recrutement réagissent à la manière dont les règles de justice procédurale ont été mises en œuvre par les fournisseurs d’algorithmes d’appariement. Il mobilise l’approche charmazienne de la théorie ancrée pour analyser des données collectées lors d’une ethnographie de vingt-et-un mois réalisée lors d’une thèse CIFRE chez un éditeur distribuant un algorithme d’appariement tiers. Ce travail se distingue par l’accès rare et prolongé à un terrain qui est d’ordinaire hermétique à la recherche académique. Les résultats montrent que les éditeurs d’algorithmes d’appariement fournissent des solutions violant les règles de justice procédurale, et que les éditeurs de logiciels de recrutement, trop obnubilés par la productivité du processus de présélection, ne perçoivent ni ce manquement ni le rôle qu’ils jouent, en tant que distributeurs, dans l’amplification de celui-ci. Avec son une approche socio-technique, cette recherche contribue à relier les théories sur les réactions des candidats aux systèmes de sélection et les pratiques professionnelles. Elle appelle aussi les organisations à clarifier les responsabilités en matière d’équité procédurale au sein de la chaine de sous-traitance.</p>
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2025-12-142025-12-14318706909410.54695/rips4.087.0069Comprendre la complexité d’une situation d’adoption de l’intelligence artificielle dans le secteur public grâce au principe dialogique d’Edgar Morin
https://journaleska.com/index.php/ripco/article/view/10619
<p>Cette recherche examine le processus d’adoption de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur public à travers le prisme de la pensée complexe et plus précisément, du principe dialogique d’Edgar Morin. L’IA publique est au cœur de tensions tant sociétales qu’organisationnelles. La littérature caractérise ces tensions et nous informe sur le quoi et le pourquoi de l’adoption de l’IA. Notre recherche se concentre sur le processus d’adoption de l’IA lui-même et nous mobilisons le principe dialogique qui cherche à unir des mouvements complémentaires et antagonistes, plutôt qu’à les dépasser. Ce principe semble nécessaire pour raconter et comprendre ces mouvements pendant le processus de décision d’adopter l’IA. S’appuyant sur une méthodologie qualitative et interprétative, l’étude repose sur une immersion de six mois au sein de la direction de l’innovation d’un bailleur social engagé dans la mise en place d’un modèle prédictif des risques de perte d’autonomie des résidents. L’approche narrative permet de mettre en évidence l’émergence de trois antagonismes : la tension entre la rationalisation algorithmique et la mission d’accompagnement social, l’opposition entre connaissances tacite et explicite des métiers de proximité, et le dilemme entre surveillance et vie privée. La lecture dialogique, en accord avec la pensée complexe de Morin, s’avère plus riche pour comprendre et résoudre ces antagonismes qu’une approche factorielle ou binaire de la décision d’adopter ou non l’IA. L’étude propose ainsi un cadre d’analyse renouvelé pour accompagner les décideurs publics dans le processus d’adoption de l’IA, en soulignant l’importance d’une approche intégrative des enjeux techniques, sociaux et éthiques. Cette contribution éclaire le processus d’adoption de l’IA dans le secteur public et invite à une réflexion approfondie sur les modalités d’une adoption responsable et contextualisée de ces technologies.</p>
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2025-12-142025-12-14318709511910.54695/rips4.087.0095Adoption de l’intelligence artificielle médicale : étude ethnographique de la construction de la confiance chez les praticiens hospitaliers
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<p>Certaines recherches stipulent que les théories d’acceptation de la technologie existantes doivent considérer l’affect suscité par la nature personnalisée de la technologie en plus de la confiance cognitive conduisant au comportement d’adoption. Au-delà de la confiance cognitive, la confiance émotionnelle joue un rôle crucial dans la détermination de l’intention d’adoption des nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle médicale. Pourtant, les recherches sur l’IA médicale examinent principalement la résistance que des praticiens hospitaliers manifestent à l’égard des algorithmes, sans expliquer comment ce personnel peut cultiver un sentiment de confiance dans cette technologie. L’objectif de cette étude est de comprendre comment les praticiens hospitaliers construisent leur confiance dans l’intelligence artificielle médicale. Une étude ethnographique de 24 mois a été menée par un doctorant en pharmacologie dans le Centre Universitaire de Recherche en Santé à Amiens où les praticiens hospitaliers utilisent fréquemment l’intelligence artificielle dans leurs processus de travail. Cette étude démontre comment l’interaction des éléments cognitifs et affectifs conduit au développement de la confiance en l’intelligence artificielle, proposant un apport à la fois théorique et managérial. Les résultats permettent de mieux comprendre les réticence des praticiens hospitaliers à l’intelligence artificielle médicale et ainsi faciliter l’adoption de la technologie dans ce contexte hautement pragmatique.</p> Amayelle REY
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2025-12-142025-12-14318712113910.54695/rips4.087.0121Point de vue Quand l’IA active les biais et la déresponsabilisation des décideurs : risque pour les individus et les organisations
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<p>Cet article examine comment l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) reconfigure la décision managériale en activant deux dynamiques souvent sous-estimées : la déresponsabilsation des acteurs et l’exacerbation de biais cognitifs. Sur la base d’une revue de littérature, il montre que le recours de l’IA présentée comme une simple aide à la décision, transforme l’agentivité des individus au point de les transformer en validateur passif. Au niveau organisationnel, l’adoption de l’IA induit des processus d’algorithmisation qui reconfigurent routines, gouvernance et rapports de pouvoir, avec des dépendances techniques susceptibles de rendre opaques les critères de décision et d’éroder le pouvoir discrétionnaire. L’article propose un ensemble de préconisations portant sur le design des IA et le management. L’ensemble éclaire les conditions d’une décision assistée par IA qui préserve l’agentivité et la responsabilité humaine, en soulignant la nécessité d’un couplage étroit entre conception, usages et dispositifs organisationnel.</p>
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2025-12-142025-12-14318714115410.54695/rips4.087.0141